INFP - Institut National de Formation Professionnelle PDF Imprimer Envoyer

L’Institut National de Formation Professionnelle (INFP) a été créé par le décret-loi du 14 Mars 1985. Il est, aujourd’hui placé sous tutelle du Bureau du Secrétaire d’État à la Formation Professionnelle. L’INFP a pour mission de mettre en place, de réguler et d’animer un système National de formation professionnelle (SNFP) en adéquation avec les besoins du secteur productif et avec la finalité d’améliorer la productivité de l’économie haïtienne et d’encadrer les acteurs intervenants dans le secteur. D’établir des partenariats efficace et viable avec les agences d’exécution et  les entreprises qui représente  une stratégie clé pour la définition, le développement et la mise en œuvre de programmes de formation professionnelle visant tant la main-d’œuvre, que les ressources humaines et matérielles du sous-secteur.

Historique de l’INFP

Créé par décret du 9 octobre 1973, l’Institut National de Formation Professionnelle (INFP) fut investi de la mission d’assister les entreprises haïtiennes dans l’amélioration de leur productivité. À ce titre, il effectuait des études de marché et identifiait ainsi les besoins de formation et de perfectionnement dont la mise en œuvre s’effectuait dans les ateliers du Centre Pilote de Formation Professionnelle (CPFP). Son fonctionnement était assuré par les ressources provenant de la taxe d’apprentissage instaurée par décret présidentiel du 27 novembre 1973. Doté ainsi de l’autonomie financière, l’INFP, géré par un conseil tripartite composé des représentants de l’État, des travailleurs et du patronat, allait, pendant une dizaine d’année et avec le support du CPFP, assurer la formation et le perfectionnement de centaines de techniciens dans diverses filières du secteur secondaire.

En 1984, le décret du 23 octobre  portant sur la réorganisation du Ministère de l’Éducation Nationale (MEN), supprime la direction de l’enseignement technique et professionnelle et le transforme en l’Institut National de Formation Professionnelle, une direction centrale techniquement déconcentrée dépendant de la direction générale de ce ministère. Cette nouvelle loi organique lui confie, en outre, la mission  d’œuvrer  à la mise en place du Système National de Formation Professionnelle (SNFP) en assurant la coordination de toutes les actions de formation dans les secteurs publics et privés. Ce décret qui fait de l’Institut, l’organe spécialisé du Ministère de l’Éducation Nationale en charge du dossier de l’enseignement technique et professionnel, place  sous sa tutelle le CPFP ainsi que tous les centres publics d’enseignement technique et professionnel qui dépendaient auparavant de la direction de l’enseignement technique et professionnelle.
 
Un an plus tard, le décret de mars 1985  formalise et régularise les changements initiés par le décret d’octobre 1984. Ce décret établit les structures d’organisation et de fonctionnement de l’INFP et précise ses missions et attributions. Il identifie les niveaux de qualification, définit  les types et modes de formation professionnelle, catégorise les centres de  formation et établit leur mode d’organisation et de fonctionnement.
 
L'INFP aujourd'hui
 
Actuellement, l’INFP est une structure déconcentrée du Ministère de l'Éducation national et de la formation professionnelle (MENFP), placé sous tutelle du Bureau du Secrétaire d’État à la Formation Professionnelle (BSEFP)  dirigée par un Directeur Général nommé par le Président de la République, conformément aux prescriptions de la Constitution de 1987.  Selon les prescrits  du décret de mars 1985, les responsabilités de l’INFP concernent des registres aussi divers que la détermination des besoins en main-d’œuvre, la formulation de politiques publiques, la formation des formateurs, le développement de programmes et de matériels pédagogiques, l’orientation professionnelle, l’encadrement du secteur informel, le contrôle de la qualité de la formation des opérateurs privés et la prestation directe de services de formation.   Les textes légaux reconnaissent donc à l’INFP un rôle d’avant-garde dans le sous-secteur du professionnel, ce qui lui vaut cette épithète de structure-phare pour le sous-secteur.

Dans la réalité, l’effort de pilotage de l’INFP consiste dans la mise en place d’un dispositif d’accréditation mis en œuvre par l’INFP, qui a le mérite de constituer un des espaces d’expression et de manifestation de l’Etat dans le sous-secteur de la formation professionnelle.  L’Institut intervient également dans l’évaluation et la certification des formations dispensées dans les centres de formation publics et privés accrédités.  Il encadre les prestataires privés dans la préparation de programmes et organise sur une base sporadique la formation de formateurs.  Il a cherché à promouvoir un modèle d’organisation des centres publics et s’est donné deux relais régionaux (inspectorats régionaux) afin d’avoir une plus grande présence en région.  Il est évident que les moyens mis à disposition de l’INFP ne correspondent pas à l’étendue des missions dévolues.  Cette faible instrumentation de l’Institut jointe aux effets négatifs de l’instabilité politique des dernières décennies expliquent largement les résultats modestes à mettre à son crédit.

La consolidation du leadership de l’INFP émerge comme une nécessité impérieuse pour mettre l’institution en mesure de répondre à des préoccupations émergentes et d’améliorer sa structuration.  Ceci permettra d’avancer vers un sous-secteur de la formation professionnelle plus intégré, plus apte à répondre aux enjeux du contexte post-séisme et donc à soutenir les actions à engager au titre du développement socio-économique du pays.  Pour parvenir à un développement socio-économique durable, notre pays doit s’appuyer sur une main-d’œuvre performante et qualifiée, capable de répondre aux besoins et aux changements du marché. La formation professionnelle permet de fournir une réponse efficace au problème de l’emploi, à la relance économique et à l’insertion. En ce sens, elle fait partie intégrante des efforts de restructuration économique tel qu’inscrit dans le programme actuel du gouvernement.

Actuellement, l’INFP gère un réseau  de cent trente-huit (138)  centres dont dix-sept (17) sont publics, dix-sept (17) subventionnés et cent  quatre (104) privés. Couvrant deux grands secteurs économiques (secondaire et tertiaire), les programmes de formation qualifient dans trois niveaux :

- L’ouvrier semi-qualifié qui remplit des fonctions d’aide dans un métier spécifique. L’apprentissage s’effectue généralement à partir de programmes courts (900h).Très spécialisés, ces programmes s’adressent à ceux qui ont  passé avec succès le cap de la sixième année fondamentale.

- L’ouvrier qualifié est un professionnel qui fonctionne à partir de consignes mais avec suffisamment d’autonomie sur des  opérations de son poste de travail. L’ouvrier qualifié est celui qui après neuf années de scolarité a passé avec succès deux années d’études (1800h) dans un établissement d’enseignement professionnel (EEP).

- Le technicien est un professionnel assurant la prise en charge complète de responsabilité sur les taches de son poste de travail. Ses caractéristiques sont : autonomie, polyvalence, aptitude au diagnostic et mobilité professionnelle. Le technicien est formé dans un établissement d’enseignement technique (EET). Les EET accueillent  des jeunes ayant cumulé 11 années d’études classiques en vue de recevoir une formation de 2 ans ou 1800 heures.

 

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